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L’achat local, jusque dans nos réserves: une stratégie de résilience
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L’achat local, jusque dans nos réserves: une stratégie de résilience
Agroalimentaire
Depuis quelques années, nous parlons beaucoup d’achat local. Aujourd’hui, le contexte économique et commercial donne une nouvelle portée à cette réflexion et nous amène à regarder plus concrètement nos habitudes d’approvisionnement.
Les prix des aliments continuent d’augmenter et les tensions commerciales avec les États-Unis ajoutent une part d’incertitude pour les mois à venir.
Nous pouvons toutefois décider davantage de ce que nous mettons dans notre panier.
À l’automne, l’offre locale demeure abondante. Pommes de terre, carottes, oignons, courges, choux, betteraves, pommes et plusieurs autres aliments d’ici se prêtent bien à la conservation, à la congélation ou à la transformation pour les mois à venir.
Faire quelques réserves pendant que l’offre est toujours abondante, c’est planifier. C’est profiter pleinement de notre saison agricole. C’est aussi consacrer une plus grande part de nos achats alimentaires aux entreprises qui produisent ici.
Et contrairement à une perception encore bien présente, acheter local ne signifie pas nécessairement payer plus cher. Les écarts de prix varient selon les produits, les saisons et les arrivages. Une question que nous avons d’ailleurs explorée dans notre article « Le local, c’est plus cher… ou c’est perçu comme tel? ».
Et c’est là que les marchés publics prennent tout leur sens.
Ils donnent un accès direct aux producteurs, rendent l’offre locale visible et permettent aux consommateurs de savoir d’où viennent leurs aliments.
Dans un contexte commercial plus incertain, nos circuits de proximité deviennent un véritable levier de résilience.
Nous avons longtemps présenté l’achat local comme un geste d’encouragement. Il faut maintenant le voir aussi comme une habitude d’approvisionnement.
Chercher une alternative d’ici à un aliment venu d’ailleurs.
Acheter davantage lorsqu’un produit se conserve bien.
Transformer et congeler pendant que l’offre locale est abondante.
Des gestes simples qui, lorsqu’ils se multiplient, contribuent à soutenir les débouchés de nos entreprises bioalimentaires et à renforcer nos économies locales.
Cet automne, faire quelques réserves de produits d’ici est un geste concret à poser alors que l’abondance est toujours bien présente dans les marchés publics et que plusieurs demeurent ouverts.
Le Québec produit. C’est le temps d’en profiter. Maintenant. Pour vrai. Et plus longtemps.